12 novembre 2009
Thé au Taizo-in ... l'éloge de l'ombre ...
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Si, dans la maison japonaise, l'auvent du toit avance si loin, cela est dû au climat, aux matériaux de construction et à divers autres facteurs sans doute. A défaut par exemple de briques, de verre et de ciment, il aura fallu, afin de protéger les parois contre les rafales de pluie latérales, projeter le toit en avant, si bien que le Japonais, qui eût certainement préféré lui aussi une pièce claire à une pièce obscure, a été de la sorte amené à faire de nécessité vertu. Mais ce que l'on appelle le beau n'est d'ordinaire qu'une sublimation des réalités de la vie, et c'est ainsi que nos ancêtres, contraints à demeurer bon gré mal gré dans des chambres obscures, découvrirent un jour le beau au sein de l'ombre, et bientôt ils en vinrent à se servir de l'ombre en vue d'obtenir des effets esthétiques.
En fait, la beauté d'une pièce d'habitation japonaise, produite uniquement par un jeu sur le degré d'opacité de l'ombre, se passe de tout accessoire. L'Occidental, en voyant cela, est frappé par ce dépouillement et croit n'avoir affaire qu'à des murs gris dépourvus de tout ornement, interprétation parfaitement légitime de son point de vue, mais qui prouve qu'il n'a point percé l'énigme de l'ombre.
Quant à nous, non contents de cela, à l'extérieur de ces pièces où les rayons du soleil ne pénètrent déjà que très difficilement, nous projetons un large auvent, nous établissons une véranda pour éloigner davantage encore la lumière solaire. Et dans l'intérieur de la pièce enfin, les shôji ne laissent entrer, de la lumière renvoyée par le jardin, qu'un reflet tamisé.
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Photos et matcha et wagashi pris au Taizo-in, un des temples secondaires du Myôshin-ji
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Texte extrait de "Eloge de l'Ombre" de Junichrô Tanizaki
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10 novembre 2009
L'art de la feuille ...
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Mince et légère, la feuille forme la base d'un jardin.
Elle contribue au bon fonctionnement du monde. Rien de moins.
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Pour faire un jardin, on plante. Une fois la végétation épanouie, le feuillage s'impose. L'herbe fait pelouse, les buis encadrent, les charmilles abritent, les tilleuls bordent l'allée, la haie isole.
Le jardinier joue avec sa palette, le vert sombre des ifs et des houx, les reflets argentés des oliviers, les flammes des érables en automne.
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D'une main sûre, portant le sarrau de toile et le couvre-chef traditionnels, un jardinier vient redessiner les lignes sablonneuses au rateau de bois. Il aperçoit quelques dizaines de feuilles mortes amenées par le vent d'automne, les regarde, hésite, en ramasse quelques unes, laisse les autres et contemple.
Satisfait, il continue son peignage : complicité entre le hasard d'une chute et l'artiste qui a choisi de consentir.
Les japonais ont inventé l'art de la feuille tombée ...
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Photos prises au temples Myoshin-ji, Ninna-ji et Tenryu-ji en octobre 2009
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Texte de Jean-Claude PECHERE "Le soleil et l'ombre"
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06 novembre 2009
Les jardins de la villa impériale Katsura ...
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S'il fallait justifier mon quatrième séjour à Kyoto, je dirais qu'il était impensable de continuer à parler des jardins de Kyoto sur ce blog sans avoir vu au moins une fois les jardins de la villa Katsura !
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Construite en 1620 par le prince impérial Hachijo no Miya Toshihito, la propriété fut ensuite agrandie par son fils Toshitada. Son jardin somptueux est célèbre pour la manière dont ses allées et ses pierres plates organisent le parcours du visiteur, lui permettant ainsi de savourer une succession de perspectives ingénieusement planifiées. Nombre des décors du jardin se réfèrent à des sites célèbres du Japon et à des lieux mentionnés dans les oeuvres classiques japonaises et chinoises.
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Le grand étang, dont l'eau provient de la rivière Katsura, a été creusé pour accueillir de petits bateaux. Ces jardins sont l'oeuvre du grand paysagiste Kobori Enshu qui s'est inspiré d'une passage du "Dit du Genji". La tradition veut que Katsura soit le meilleur endroit de Kyoto pour admirer la pleine lune. Cela provient d'une légende chinoise selon laquelle un arbre de Judée (en japonais Katsura) serait planté sur la lune.
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Jardin de prince ou jardin de moine
Les jardins japonais ont deux missions. La première ? Distraire les princes et les empereurs qui, au fil des siècles, eurent de moins en moins de pouvoir, les shoguns s'emparant avec poigne des affaires tant politiques que militaires. L'aristocratie, frustrée, se mit à déployer un art de préciosité, que l'on retrouve dans les jardins comme dans le rituel de la cérémonie du thé ... où la porte d'entrée des pavillons est petite et basse, pour obliger notamment les militaires à se baisser (humilité) et à déposer les armes. Les jardins princiers, souvent caprices de nobles comme la villa Katsura, sont de contemplation et de promenade. Ils distillent des perspectives inattendues au gré de la déambulation. Leurs créateurs ont eu l'idée d'étendre les perspectives aux collines environnantes car sur cette terre volcanique, le terrain cultivable se fait rare. Ainsi, certains espaces, plutôt menus, ne se laissent pas deviner au premier abord.
La Libre Essentielle
Jardins japonais
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A la saison d'automne, il avait fait faire une lande de toute la surface du jardin devant le passage couvert de l'ouest, le long de la face orientale du mur intérieur. Les aménagements que nécessitait la voie choisie par la Princesse, tablettes à offrandes et autres, étaient du plus haut goût. De celles qui avaient souhaité devenir ses disciples, nonnes, nourrices ou vieilles suivantes, ce qui allait de soi, mais certaines aussi dans la fleur de l'âge, elle avait choisi celles-là seulement dont la ferme résolution permettait de croire qu'elles persisteraient dans cette voie. Dans l'enthousiasme de l'heure, chacune voulait en être et elles se disputaient le pas, mais quand Monseigneur le sut :
- Cela ne se peut, dit-il. Si des personnes sans conviction sincère, même en petit nombre, s'y trouvaient mêlées, elles seraient une gêne pour leurs compagnes et leur vaudraient un renom de légèreté.
Ainsi les mit-il en garde, et une dizaine d'entre elles seulement prirent l'habit religieux pour la servir.
Dans cette lande, il avait fait lâcher des insectes ; un soir au crépuscule, à l'heure où le vent donne un peu de fraîcheur, il s'était rendu chez elle sous le prétexte qu'il voulait entendre leur chant, et comme il l'importunait de discours qui montraient qu'il ne s'était point résigné encore, elle n'en ressentait que de l'agacement estimant que ses façons étaient décidément inconvenantes ...
L'Impératrice disait qu'elle aimait pareillement le chant de tous les insectes de l'automne, mais que le grillon des pins cependant l'emportait sur les autres, et elle en faisait rechercher par les landes lointaines, qu'elles relâchait en son jardin ; il en était peu toutefois qui chantassent assez longtemps pour que l'on pût les distinguer clairement. Contrairement à ce que laisse entendre son nom, ce doit être en effet un insecte dont la vie est précaire. De plus, il ne chante à coeur joie qu'au fond des montagnes ou dans les pinèdes des campagnes écartées où l'homme ne les entend, car c'est un insecte qui garde ses distances. Le grillon-grelot par contre est d'humeur facile et enjouée, ce qui fait son charme, dit-il, et la Princesse :
De toutes les saisons
automne je le sais bien
est la plus cruelle
mais bon gré mal gré j'écoute
le chant du grillon-grelot
murmura-t-elle, et elle avait ce disant un charme natif et fort grand air.
Murasaki Shikibu
Le Dit du Genji
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Pour en finir avec ces somptueux jardins de la villa Katsura (je vous parlerai de la villa et des bâtiments un peu plus tard ...), j'ai lu que Muriel Barbery, l'auteure de L'élégance du hérisson, devrait sortir un troisième roman où il sera question de jardins japonais. "Je ne sais encore ni dans quelle mesure, ni de quelle manière mais cette certitude s'ancre dans une expérience vécue au printemps 2006 dans les jardins de la villa impériale Katsura à Kyoto - une expérience émotionnellement et esthétiquement si intense que je n'ai de cesse, depuis, de revenir au Japon et d'y rester suffisamment longtemps pour pouvoir contempler les jardins au fil des saison" a-t-elle précisé. Comme je la comprends ...
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03 novembre 2009
Le Prieur du Shoren-in ...
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A l'écart du monde, le temple vivait de la vie habituelle aux temples Zen. Lever, au plus tard, tous les matins, à cinq heures (c'était l'été). On l'appelle "ouverture de la règle". Après le lever, récitation des sutras, occupation matinale : on les récite trois fois, d'où le nom de "triple service". Après le petit déjeuner, désherbage, nettoyage du jardin, corvée de petit bois, etc., ce qu'on appelle "les tâches". Après quoi, en période scolaire, venait l'heure d'aller en classe. Tôt après notre retour, c'était "la médication" ou repas du soir. Puis, quelquefois, il arrivait au Prieur de nous lire les livres sacrés. A neuf heures, "ouverture de l'oreiller", c'est à dire : coucher.
Telle était la routine quotidienne. La clochette agitée chaque matin, tout au long des corridors, par le bonze chargé de la nourriture, donnait le signal du réveil.
Il devait y avoir à l'origine une douzaine de personnes attachées au temple. Mais le nombre des mobilisés et des requis pour le travail obligatoire avait ramené ce chiffre - si l'on excepte le portier-guide, qui avait dans les soixante-dix ans, et la cuisinière, qui en avait près de soixante - à cinq personnes : l'intendant, le sous-intendant et trois novices. Les vieux, déjà couverts de mousse, avaient un pied dans la tombe ; nous autres jeunes n'étions en somme que des enfants.
Yukio Mishima
Le Pavillon d'Or
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30 octobre 2009
Les lotus d'Hideki Kimura au Shoren-in ...
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Sur mon bureau solitaire
la libellule
consent à se poser
Taneda Santôka
Il y avait bien trop de monde ce jour-là pour contempler en toute zenitude, du pavillon Kachoden, un des magnifiques jardins du temple Shoren-in ...
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En effet, ce n'est pas un cliché, Kyoto est très prisée des visiteurs en automne, ce qui n'était pas le cas lors de mes trois précédents séjours au mois de juillet ... mais c'est vrai que le climat y est bien plus agréable !
Alors, à défaut de jardin, j'ai pu contempler ces étonnants et magnifiques panneaux d'une des pièces du Kachoden décorés par Hideki Kimura, un peintre contemporain japonais né à Kyoto en 1948.
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Furu ike ya
kawazu tobikomu
mizu no oto
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Un vieil étang
une grenouille plonge
le bruit de l'eau
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Matsuo Bashô
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Bien sûr, je vous montrerai d'autres parties du temple, ses magnifiques jardins, son bois de bambous ... et tout plein de choses encore ... mais comme vous le savez, je rentre à peine de voyage, aussi, je vais y aller pianissimo ...
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27 octobre 2009
Arashiyama ... dernier jour ... derniere photo ...
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A propos du voyage : on peut tres bien retourner quelque part et, contre toute attente, se rencontrer soi-meme, s attardant encore la depuis la derniere fois.
Helen Bevington
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Je ne connais pas Helen Bevington, mais etrangement, on dirait qu elle ne connait bien, elle ... Je n ai malheureusement pas le don d ubiquite, mais j ai l impression de ne jamais le quitter, le Japon ...
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Je suis heureuse d avoir partage ces quelques jours avec vous, merci de vos visites et a tres bientot !
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Sayonara ...
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26 octobre 2009
Nishijin, le quartier des tisserands, cher a Yasunari Kawabata ...
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Ce ne sont pas quelques gouttes de pluie (dans le matinee seulement ...) qui m ont empechee de me rendre dans ce quartier ou residait Chieko, personnage central du roman de Kawabata, Kyoto, roman qui aura ete un guide precieux pendant ce sejour a Kyoto, qui se termine bientot d ailleurs ...
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Les maisons de marchands de Nakagyo furent detruites en grande partie par des incendies, juste avant l avenement de Meiji. Le magasin de Takichiro n y avait pas echappe.
Meme si subsistent de vieux magasins dans le style de la capitale, avec leurs claires-voies brun ocre et, au premier etage, leurs fenetres au treillis serre, ils n ont pas en realite une centaine d annees. On dit, il est vrai, que la reserve en dur qui est au fond de la maison de Takichiro ne succomba pas aux flammes.
Si son magasin n avait pour ainsi dire pas ete refait au gout du jour, cela tenait sans doute au caractere de son proprietaire - mais n etait-ce pas plutot a cause de son peu de succes en affaires ? ...
Yasunari Kawabata
Kyoto
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C est a Nishijin que l on tisse encore le brocart utilise pour les kimonos et leurs ceintures ornementales (obi) ... du grand art !
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Dewa mata ...
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24 octobre 2009
Visite nostalgique a Gion et Higashiyama ...
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Aujourd hui j ai pense plus particulierement a Tanii ...
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Les geisha que l on rencontre dans la journee a Higashiyama ...
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n ont rien a voir avec les geisha, ou plutot les geiko de Gion ... je vous expliquerai pourquoi !
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Dewa mata !
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23 octobre 2009
Aujourd hui ... zen ...
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ou plutot zenitude ... puisque ce mot est entre dans le Robert ...
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La lumiere de apres-midi eclaire les bambous, les fontaines babillent delicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire.
Revons de l ephemere et laissons-nous errer dans la belle folie des choses.
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Okakura Kakuzo
Le livre du the
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Dewa mata ...
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22 octobre 2009
Le Jidai matsuri festival ... la fete historique de Kyoto ...
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Chaque annee, le 22 octobre, se deroule le Jidai Matsuri, un defile representant les periodes historiques majeures de Kyoto, l ancienne capitale, de l ere Heian (794-1185) a l ere Meiji (1868-1912). Par chance, cette annee, j y etais ...
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Dewa mata ...
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21 octobre 2009
Escapade a Tomo No Ura ... le village de Ponyo sur la falaise
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Il fait toujours tres beau et chaud, aussi c etait une journee ideale pour visiter le village de pecheurs de Tomo No Ura, a quelques 350 km de Kyoto (1 heure 30 de Shinkansen).
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Hayao Miyazaki s est inspire de ce village pour son fim d animation Ponyo sur la falaise.
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Dewa mata ...
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20 octobre 2009
Aujourd hui, promenade dans le jardin de la villa imperiale Katsura ...
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L automne est le printemps de l hiver
Henri de Toulouse-Lautrec
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Dewa Mata ...
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19 octobre 2009
Automne tardif a Kyoto ...
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Ici, a Kyoto, c est l ete indien (pas comme sur la Cote d Azur ...) si ce n etaient les fruits du ginko qui commencent a etre murs et degagent une odeur pas tres appetissante, on ne se croirait pas a la mi-octobre. Meme les cigales donnent de la voix, aussi ce n est pas demain que je vais pouvoir profiter du Momiji, a part sur les bonsais, les feuilles d erables ne sont pas encore decidees a rougir ! Il va falloir que je prenne de l altitude ...
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Par contre, les nympheas jouent les prolongations ...
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tout comme les passiflores ...
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et les roses du jardin botanique !
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Alors, autant profiter d un pique-nique au bord de la riviere au sanctuaire Shimogamo ...
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et de la douce lumiere d une fin de journee sur les berges de la Kamo gawa ...
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Par contre, les fleurs chrysanthemes, symbole de la famille imperiale, ne se jouent pas des saisons ...
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Un haiku assez insolite de Matsuo Basho ...
Apres les chrysanthemes,
hors le navet long
il n y a rien

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J exagere un peu, ce ne sont pas des couleurs d automne la ?
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Merci de votre visite !
Desolee pour les accents, mais j ai un portable avec un clavier qwerty ...
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Dewa mata !
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08 octobre 2009
Petite pause automnale ...
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le temps d'un lointain voyage ...
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"Vent d'automne colore les feuilles
est-ce lui qui a posé sur ma tête
le premier cheveu blanc"
Sôseki
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"L'automne s'en va coule le temps
seuls demeurent
les nuages"
Sôseki
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"Quand on dépose une chose
une ombre d'automne
naît là"
Kyoshi
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"Sentiers : chrysanthèmes
érables rougissant
à gauche à droite"
Shiki
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"Les hommes meurent
les hommes vivent
passent les oies sauvages"
Sôseki
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"Soir d'automne
un corbeau passe
sans un cri"
Kishû
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"Vent d'automne
voyageur dans ce monde flottant
j'ignore où tu vas"
Shiki
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Merci de votre visite et à bientôt !
Dewa mata !
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02 octobre 2009
Le parc d'attraction d'Hanayashiki ... là où le temps suspend son vol ...
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Le parc d'attraction d'Hanayashiki se trouve derrière le Senso-ji à Asakusa. Transformé en parc d'attraction depuis 1947, il a abrité auparavant un jardin botanique et un zoo (Kawabata en parle dans "Chroniques d'Asakusa").
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"Mina allait tous les jours à l'école primaire Y a dos de Pochiko, l'hippopotame nain.
C'est à cause de sa santé qu'elle n'allait pas à l'école primaire privée de Kobe que son frère aîné Ryuichi avait fréquentée. Qu'il s'agisse de l'autobus scolaire ou de la Mercedes, l'odeur des gaz d'échappement était un des facteurs de ses crises. L'école Y avait été choisie parce qu'elle était la plus proche de la maison et que les allers et retours n'étaient pas une trop lourde charge. Elle se trouvait à environ vingt minutes de marche si l'on franchissait le pont Kaimori au-dessus de l'Ashiya. Le seul problème était la forte déclivité.
Avant d'entrer à l'école primaire, mon oncle avait négocié avec le directeur de l'école pour obtenir la permission que Mina fasse les allers et retours sur le dos de Pochiko. Il paraît que le directeur avait testé lui-même pour savoir si Pochiko était docile et si elle n'attaquait pas les gens. Il avait fait exprès de crier, de jeter ça et là des tranches de pain de la cantine et de lui tirer les oreilles, mais Pochiko avait conservé son calme en se contentant de renifler d'un air agacé. Elle avait passé le test avec succès.
C'est mon oncle qui avait fabriqué, en multipliant les essais et les échecs, les différents éléments pour transformer Pochiko en moyen de transport. Il avait utilisé comme selle une chaise de bébé dont il avait coupé les pieds, une ceinture comme collier et une cordelière et son gland d'embrasse de rideau comme laisse. Il avait réussi à réaliser la première selle pour hippopotame nain au monde. Le matin, monsieur Kobayashi installait Mina sur Pochiko pour l'emmener à l'école et après la classe, ils allaient l'attendre à la sortie. C'était devenu une habitude.
Alors qu'il y avait une Mercedes aussi magnifique, je pensais que c'était dommage, mais je changeai d'avis aussitôt. Puisque Pochiko avait coûté le prix de dix Mercedes, Mina utilisait le véhicule le plus coûteux de la maison."
La marche de Mina
Yoko OGAWA
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01 octobre 2009
Montage Nours ... en cadeau pour Le Pierrot ...
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Il me semblait plus gros, le Nours ... du coup, personne ne s'est aperçu que je l'avais dans mes bagages ... même pas moi ;))
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29 septembre 2009
Liberté de Tokyo ... un texte de Claude Lévi-Strauss ...
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Nul besoin de présenter Claude Lévi-Strauss (né en 1908). Peu de gens en revanche connaissent l'amour du grand anthropologue pour le Japon, où il est venu à cinq reprises et qui joue dans sa pensée un rôle discret mais important. Dans un texte rare, d'abord paru en japonais dans la revue Tokyo-jin, il révèle le plaisir et l'intérêt qu'il ressent à s'enfoncer dans les rues de la capitale, la diversité folle de cette ville et de ses habitants et l'extraordinaire sensation de liberté qu'on peut y éprouver.
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"Lors de ma première visite au Japon, en 1977, mas amis, même japonais, m'avaient mis en garde. Que je n'aille surtout pas juger le Japon par Tokyo : ville surpeuplée, anarchique, sans beauté, écrasante par son gigantisme, entièrement reconstruite après les bombardements de 1945, traversée en tous sens par des voies express surélevées qui se croisent dans le vacarme à des niveaux différents ...
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Mes promenades me donnèrent une tout autre impression. La ville, bouillonnante de vie, me parut respirer la jeunesse. Les coloris clairs et variés des bâtiments entretenaient la gaîté. La liberté avec laquelle étaient implantées les maisons et autres édifices me changeait agréablement des rues européennes où les maisons, alignées et soudées les unes aux autres, enferment le passant entre des murailles de pierre. A Tokyo, les constructions, détachées de leurs voisines, diversement orientées; ménageaient d'amusants contrastes de perspective. Même au coeur de la ville, elles proposaient au passant des recoins plus tranquilles, des petits havres de paix ...
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Surtout, je me suis aperçu qu'il suffisait de quitter les grandes artères et de s'enfoncer dans des voies transversales pour que tout change. Très vite, on se perdait dans des dédales de ruelles ou des maisons basses, disposées sans ordre, restituaient une atmosphère provinciale. Le jardinet qui les flanquait pouvait être minuscule : le chois et l'arrangement des plantes n'en témoignaient pas moins le goût et l'ingéniosité des habitants. Ces demeures particulières entourées de végétation logeaient peut-être des gens de condition moyenne : je me faisais la réflexion qu'à Paris, elles eussent représenté un luxe accessible seulement aux plus riches. En parcourant Tokyo, j'étais moins heurté par la brutalité des quartiers d'affaires que charmé de voir coexister ces contrastes urbains. J'admirais et j'enviais cette faculté encore laissée aux habitants d'une des plus grandes villes du monde, sinon même la plus grande, de pouvoir pratiquer des styles de vie si différents."
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Ce texte de Claude Lévi-Strauss, intitulé "Aux habitants de Tokyo" est extrait de l'ouvrage "Le goût de Tokyo". Certes, depuis les années 1970 les conditions économiques ont changé et l'auteur ne serait sans doute plus si optimiste. Pourtant, ces endroits, ces maisons, subsistent ; pour combien de temps encore ?
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26 septembre 2009
Roggongi Hills ... arachnophobes s'abstenir ...
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La tour Mori, située dans le quartier de Roppongi, fait partie de l'immense complexe Roppongi Hills. Outre ses galeries commerciales, le luxueux Virgin Toho cinemas qui possède le plus grand écran du Japon, des restaurants, la Mori Tower est un des lieux les plus fréquentés, notamment pour son musée qui se situe au sommet de la tour (52° étage) et pour sa vue à 360° sur Tokyo.
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La sculpture "Maman", la très freudienne araignée de Louise Bourgeois
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"De l'autre côté de la porte se trouvait l'endroit réservé aux bêtes, où elles passaient la nuit. Comme il y coulait un ruisseau, elles ne manquaient pas d'eau à boire. Au-delà du ruisseau s'étendait à perte de vue une épaisse forêt, jusqu'à l'horizon comme la mer.
Trois tours de guet avaient été édifiées sur la muraille à l'ouest. On pouvait y accéder par des échelles. Un toit tout simple protégeait de la pluie, et les fenêtres treillagées de fer permettaient de voir les animaux en contrebas.
- A part toi, personne ne vient regarder les bêtes, dit le gardien. Bah, c'est normal, tu viens à peine d'arriver, mais quand tu auras vécu quelques temps ici et que tu seras normalisé, tu ne t'intéresseras plus aux bêtes. Comme tous les autres. Sauf la première semaine du printemps, là c'est différent, hein.
Le gardien m'expliqua qu'à la première semaine du printemps les gens montaient aux tours de guet pour voir les bêtes se battre. A cette période-là seulement - précisément cette semaine-là - juste avant la mue et la mise à bas des femelles, les mâles devenaient d'une férocité inimaginable chez de si paisibles animaux et s'écharpaient mutuellement. Et de cette énorme quantité de sang répandue sur la terre naissait un nouvel ordre, une nouvelle vie.
Mais les bêtes d'automne, silencieusement blotties chacune dans son coin, laissaient luire leur long pelage doré dans le soleil couchant. Immobiles comme des statues clouées au sol, le cou tendu, elles attendaient que sombre dans l'océan vert des pommiers le dernier rayon de lumière. Le soleil ne tardait pas à se coucher et, quand leurs corps disparaissaient sous les ténèbres bleutées de la nuit, elles courbaient la tête et fermaient les yeux, laissant retomber à terre leur unique corne blanche.
Ainsi finissaient les journées dans la ville."
La fin des Temps
Haruki MURAKAMI
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22 septembre 2009
Sanja matsuri ... pas de fête sans ses yatai !
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Okonomiyaki, monja-yaki, yakisoba, yakitori, takoyaki, yakimochi, ikayaki, jagabata, kaki-gori ... mais aussi poissons cuits à la braise, pommes d'amour, crêpes fourrées, bananes enrobées de chocolat, barbe à papa (tout de suite, c'est plus parlant ...), et tant d'autres spécialités que je suis incapable de nommer, se vendent dans les stands de nourriture ambulants (yatai) lors des matsuri. L'occasion de goûter toutes ces spécialités populaires japonaises, parfois surprenantes, mais toujours très fraîches et goûteuses !
Tous ces stands, ainsi que des jeux comme la pêche au poisson rouge très populaire au Japon, sont installés dans l'enceinte du Senso-ji d'Asakusa.
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Yakitori : brochette de viande
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Takoyaki : boulettes de pâte et de poulpe (spécialité d'Osaka)
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Kakigori : de la glace pilée avec du sirop
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Jagabata : pommes de terres cuites à la vapeur que l'on mange avec du beurre ou de la mayonnaise
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Bananes enrobées de chocolat ou d'une pâte sucrée, décorées de petit bonbons colorés et de crème chantilly
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Okonomiyaki et autre variante monjayaki : crêpes salées fourrées de choux et autres ingrédients (spécialité de Tokyo)
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Les fameuse crêpes sucrées fourrées de fruits frais et au sirop, de chocolat, de crème chantilly etc ...
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"Le plus grand plaisir des enfants, après le nouvel an, était la fête d'umatobashi qui avait lieu au mois d'avril. Le village voisin de Kamiômi se trouvait de l'autre côté du col, un peu au-delà du hameau de Nagano. Dans la plaine où l'on stockait les trains de bois, à l'époque des cerisiers en fleur, on organisait des courses de chevaux sur l'herbe. Au village, les enfants comme les adultes ne parlaient pas de courses, mais employaient le mot umatobashi. Ce jour-là, les jeunes d'une dizaine de villages des environs se rassemblaient dans la plaine avec leurs montures qu'ils faisaient courir sur le petit terrain. C'étaient des paysans, et les chevaux qu'ils amenaient étaient ceux qu'ils utilisaient pour leurs travaux des champs. La course en elle-même se déroulait sur un rythme extrêmement lent, dans la mesure où l'on faisait courir trois ou quatre bêtes une fois toutes les heures, mais le nombre de spectateurs qui se rassemblaient pour y assister était impressionnant. Ils s'installaient un peu partout, étalant des nattes de paille pour pique-niquer, et profitaient de cette journée de printemps en admirant les fleurs de cerisiers. Il y avait des stands où l'on vendait des gâteaux et des bols de soupe. On retrouvait en général les mêmes visages d'une année sur l'autre. C'étaient certainement une bonne journée pour les adultes, à plus forte raison pour les enfants. Dans un certain sens, la fête d'umatobashi était encore plus amusante que celles du Bon ou du nouvel an.
Le matin même de la fête, ils partaient de chez eux vêtus de leur plus beau kimono, quelques sous glissés dans leur ceinture, afin de pouvoir se précipiter au champ de course sitôt la fin de la classe. L'école ce jour-là finissait beaucoup plus tôt. Kôsaku, ses amis ainsi que tous les jeunes de Yu-ga-Shima se rassemblaient dans un coin de la cour, puis couraient d'une seule traite jusqu'à Nagano, qu'ils traversaient, et continuaient sur le même rythme en direction du col de Kokushi. Sur la grand-route ils soulevaient un nuage de poussière et progressaient le long des sentiers à flanc de montagne. Ils étaient pressés d'arriver, de peur que le fête qu'ils avaient attendue avec tant d'impatience ne se terminât sans eux."
Shirobamba
Yasushi INOUE
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21 septembre 2009
Parce que souvent femme varie ...
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"Amour pensif" d'Utamaro
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"Souvent femme varie, fol qui s'y fie" ... cette citation de François 1er colle bien à la peau de mon avatar (pour me pas dire à la mienne ...).
J'arrête le blog, je continue le blog, je crée un nouveau blog, je désactive les commentaires, je réactive les commentaires ...
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"La courtisane Takigawa" d'Utamaro
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"Regarde toujours dans la direction du soleil levant et tu ne verras jamais l'ombre derrière toi"
Proverbe japonais
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Merci de votre visite !
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