vendredi 23 octobre
Aujourd hui ... zen ...
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ou plutot zenitude ... puisque ce mot est entre dans le Robert ...
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La lumiere de apres-midi eclaire les bambous, les fontaines babillent delicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire.
Revons de l ephemere et laissons-nous errer dans la belle folie des choses.
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Okakura Kakuzo
Le livre du the
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Merci de votre visite !
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Dewa mata ...
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mardi 07 avril
Les 24 temples du Daitoku-ji à Kyoto ... où il est question du Maître de Thé, Sen No Rikyû ...
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"J'ai pu louer - un coup de chance - un bâtiment dans l'immense enceinte du temple bouddhique du Daitoku-ji.
Littéralement traduite, notre adresse donne "Pavillon de l'Auspicieux Nuage, temple de la Grande Vertu, quartier de la Prairie Pourpre, secteur nord, Kyoto."
Ce n'est malheureusement pas ma future adresse à Kyôto, mais celle où Nicolas Bouvier résida, ainsi qu'il le raconte dans "Chronique japonaise".
Situé dans la partie nord de la ville de Kyoto, le Daitoku-ji, ensemble de temples zen, ne compte pas moins de 24 temples secondaires. Tous ne se visitent pas, mais on peut flâner le long des allées pavées et bordées d'immenses pins. Une balade zen, si on excepte, en été, le chant des assourdissant des cigales ... les provençales (les cigales, bien sûr ...) sont aphones comparées aux japonaises !!
Je ne manque pas, à chaque séjour à Kyoto, de consacrer au moins une demi-journée au Daitoku-ji, qu'il fasse beau ou qu'il pleuve, je ne résiste pas au charme des lieux.
Dès que l'on pénètre dans l'enceinte, il y a un petit abri où du thé chaud attend en permanence le visiteur.
Caché dans un jardin de thé, derrière un des temples, se trouve également un restaurant traditionnel où l'on peut déguster une délicieuse cuisine végétarienne.
Le Ryogen-in, fondé en 1502 et entouré de quatre jardins différents (dont j'ai déjà parlé ICI)
Le Daisen-in, un des temples secondaires du Daitoku-ji les plus célèbres. Il était malheureusement interdit de prendre des photos des peintures et des magnifiques jardins intérieurs. Disons que j'ai un peu bravé l'interdiction ...
Le Koto-in et son roji (jardin de thé), le temple le plus visité à l'automne pour ses bosquets d'érables
L'histoire du Daitoku-ji est liée de très près à celle de Sen No Rikyû - Le Maître de Thé - qui y suivit notamment ses entrainements zen, et y est enterré après s'être suicidé pour une sombre histoire qui a certainement un lien avec le Daitoku-ji.
Au cours du XVIème siècle, la cérémonie de thé se transforme en un art sophistiqué accompli par des Maîtres de Thé dont Sen No Rikyû.
Refusant l'ostentation pour chercher le raffinement dans la simplicité, Rikyû devient le plus grand maître de la cérémonie du thé.
Les goûts du gouverneur militaire Toyotomi Hideyoshi étant tout à fait ostentatoires, Rikyû perd sa faveur et doit de suicider par seppuku en 1591.
Les véritables raisons demeurent inconnues.
Certains pensent qu'il avait fait partie d'un complot visant à empoisonner Hideyoshi pendant une cérémonie de thé ; d'autres estiment qu'il avait blessé son orgueil en installant sa propre statue au sommet de la porte (San mon) du temple de Daitoku - il était impensable pour un gouverneur de passer au-dessous de l'effigie d'un vassal.
Autre explication plus plausible : le gouverneur s'intéressait à la fille de Rikyû et voulut l'intégrer à son harem, s'exposant au refus du Maître de Thé ... il semblerait que l'enquête ne soit pas close ...
Pour parler un peu de la cérémonie de thé, Rikyû fut le pionnier dans l'utilisation des bols à thé Raku et avait une préférence pour les objets sobres (wabi) et rustiques du Japon, plutôt que les objets chinois très chers qui étaient à la mode à cette époque. Il a aussi développé e nombreux instruments pour la cérémonie du thé, incluant des vases à fleurs, des boules à thé et des reposes couvercles en bambou, et utilisa aussi des objets de tous les jours, souvent de nouvelle façon.
Bien qu'il ne fut pas l'inventeur de la philosophie de wabi-sabi, qui trouve la beauté dans la simplicité, Rikyû est parmi eux qui sont principalement responsables pour l'avoir popularisé et incorporé à la cérémonie du thé.
Selon Rikyû, il y a quatre qualités fondamentales qui doivent être illustrées dans une cérémonie de thé :
- harmonie,
- respect,
- pureté,
- tranquillité
Rikyû enseignait de nombreuses choses à propos de la cérémonie du thé. Deux de ses paroles les plus connues sont :
"Bien que de nombreuses personnes boivent du thé,
Si tu ne connais pas la voie du thé,
C'est le thé qui te boira."
"La voie du thé n'est rien que cela : tout d'abord tu fais bouillir de l'eau, ensuite tu fais le thé, et tu le bois."
Le sens de l'esthétisme de Rikyû influença aussi le design. Il popularisa l'utilisation de petites lanternes en pierre comme ornement de jardin.
Je vous recommande l'excellent roman de Yasushi Inoué "Le Maître de Thé"
Note des traducteurs
"La Voie du Thé n'avait à l'origine qu'un but : déguster le plus délicieux thé possible. Peu à peu, elle s'éloigne de la simple gourmandise et s'oriente vers la recherche d'une manière de préparer et servir le thé : un rituel dont, au XVè siècle, les formes sont définitivement fixées par les Maîtres Jukô et Jyôô (Shôô dans le roman). Imprégnée d'esprit zen, la cérémonie s'organise selon les principes d'austérité et de dépouillement de cette religion.
C'est après cette période fondatrice que Rikyû (1522-1591) entre en scène : il s'efforce d'appliquer ce style "simple et sain" non seulement à la préparation du thé mais à toutes les composantes de la cérémonie, c'est-à-dire à la salle, au décor, aux ustensiles (d'où les longues énumérations des noms dont les Maîtres baptisent leurs plus précieuses céramiques). Il tentera avec plus ou moins de bonheur (il vit en des temps de conflits terribles) de relier la Voie du Thé à celle des guerriers samouraï.
Les personnages de ce roman, y compris le narrateur, ont réellement existé, mais Honkakubô n'à laissé aucun cahier. Tous ses entretiens sont donc une invention de l'auteur."
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samedi 31 janvier
Le Pavillon d'Or ... un roman de Yukio Mishima
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A ceux et celles qui se sont inquiétés, je suis désolée pour mon silence ... je vais bien ... je dirais que j'étais simplement déconnectée ...
Mille mercis pour vos messages !
Dans les tout premiers jours de juillet 1950, le Japon consterné apprenait qu'un incendie criminel venait d'anéantir l'un des plus célèbres trésors nationaux, Le Pavillon d'Or (Kinkaku-ji) à Kyoto.
Le journal Asahi du 3 juillet 1950 relate l'incendie et l'arrestation du coupable : "un bonze novice de 21 ans, Hayashi Shôken, originaire de la préfecture de Fukui, étudiant de la section de chinois à l'université Otani. On l'a, précise le journal, rerouvé malade sur la colline Samonji, derrière le temple. A la clinique, il a confié avoir voulu disparaître avec le Pavillon d'Or ..."
Yukio Mishima relate l'histoire de ce jeune bonze et de sa passion pour le Pavillon d'Or et sa beauté qui le conduira à son anéantissement.
L'auteur est né à Tokyo en 1925. Son oeuvre littéraire est diverse et abondante : essais, théâtre, romans, nouvelles, récits de voyages ... Il a écrit aussi bien des romans populaires qui paraissent dans la presse à grand tirage que des oeuvres littéraires raffinées et a joué et mis en scène un film qui préfigure sa propre mort.
Il a obtenu les trois grands prix littéraires du Japon. En novembre 1970 il s'est donné la mort d'une façon spectaculaire, au cours d'un seppuku, au terme d'une tentative politique désespérée qui a frappé l'imagination du monde entier.
Mishima fut un grand admirateur de la tradition japonaise classique et des vertus des samouraïs. Dans ses oeuvres, il a souvent dénoncé les excès du modernisme et donné une description pessimiste de l'humanité.
Extrait
"Le Pavillon d'Or, que je revoyais après plusieurs mois, reposait sereinement dans la lumière de l'été finissant.
J'avais le crâne tout frais rasé de mon entrée en sacerdoce et j'éprouvais la sensation que l'air collait étroitement à ma tête - la périlleuse sensation que toutes les idées nichées dans ma cervelle entraient en contact avec les phénomènes extérieurs par cette seule et mince épaisseur de peau, hypersensible et si vulnérable !
Quand je levais la tête vers le Pavillon d'Or, ce n'est pas seulement par les yeux qu'il pénétrait en moi, mais aussi, semblait-il, par le crâne. De la même façon qu'en plein soleil ce crâne devenait brûlant, ou était instantanément rafraîchi par la brise du soir.
Pavillon d'Or ! Je suis enfin venu près de toi ! murmurais-je en moi-même, m'interrompant de balayer l'allée. Je ne dis pas tout de suite, mais un jour, fais-moi un signe d'amitié, je t'en prie ; révèle-moi ton secret. Ta beauté, il ne tient qu'à un seul fil qu'elle ne m'apparaisse, je le sens, et pourtant elle m'échappe encore.
Plus que celui dont je garde en moi l'image, c'est le vrai Pavillon d'Or que je te prie de me laisser découvrir dans toute sa beauté. S'il est vrai que sur terre rien ne peut t'être comparé, dis-moi pourquoi tu es si beau, pourquoi tu ne peux faire autrement que de l'être."
Reconstruit à l'identique (l'original datait de 1398), le Pavillon d'Or, le Kinkaku-ji, se reflète à nouveau dans les eaux calmes de sa pièce d'eau, plus doré et plus clinquant que l'ancien, en attendant la patine du temps ...

















Photos prises au Kinkaku-ji lors de mon premier voyage au Japon, un jour de pluie, en juillet 2006
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jeudi 15 janvier
Le temple zen Kennin-ji à Kyoto ...
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Le temple Kennin Ji est le plus vieux temple zen de Kyoto.
Les remarquables bâtiments s'ouvrent sur des jardins secs, un jardin de thé et un jardin de mousse et de roches.
La haute marque distinctive de ce temple est une oeuvre de Tawaraya Sôtatsu représentant les dieux du vent et du tonnerre.
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samedi 10 janvier
Faisons, de chaque instant, un moment unique ...
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Chaque jour est la seule chose que nous possédions vraiment.
Notre vie c'est aujourd'hui.
Pas hier, pas demain.
Le temps est un présent sacré.
Si nous ne pouvons profiter du moment présent, ce n'est pas dans un futur hypothétique que nous le ferons.
Mais ce n'est pas seulement le fait d'avoir du temps qui est important ; c'est la qualité du moment.
Dominique LOREAU
L'Art de la Simplicité

"Un seul jour vaut plus à lui seul qu'une montagne d'or.
Si vous haïssez la mort, il faut aimer la vie."
Urabe Kenko
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mardi 23 décembre
Le temple Ryogen-in et ses jardins zen ...
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Situé dans l'enceinte du Daitoku-ji, qui comprend une centaine de temples, le Ryogen-in est un de mes temples préférés de Kyoto. Je l'ai visité pour la première fois en 2006 et j'y suis retournée l'été dernier, autant dire que je ne me lasse pas de l'univers zen de ses jardins, peut être parce qu'il est moins visité que le célèbre Ryoan-ji, la preuve, à part un prêtre et moi, il n'y avait personne ...
Ce temple, fondé en 1502, est entouré de 4 jardins. Le premier jardin de pierre est l'A-Un. Il représente la vérité de l'univers ; A-Un signifie terre-paradis, ou mâle-femelle, ou bien positif-négatif, soit une représentation de l'essence même du zen.
Le second, et le plus important, est le Isshidan. C'est un des plus beau jardins zen de pierre au Japon. Au centre d'une étendue de gravier, se trouve une colline moussue représentant le mont Horai. Dans un coin, deux ensembles de rochers représentent les îles de la grue et de la tortue.
A l'arrière, se trouve le Ryogintei dessiné à l'époque Muromachi. C'est le plus vieux jardin du Daitoku-ji où le gravier est remplacé par de la mousse.
Entre les bâtiments, se trouve le plus petit jardin zen du Japon, le Totekiko.
Autre caractéristique de ce temple, les peintures que l'on peut voir dans le Hojo (bâtiment principal). Ces peintures sont de deux périodes, Muromachi pour les plus anciennes et Edo. Les peintures Muromachi ont été réalisées par le maître de peinture Toshun. Elles représentent dans une pièce une série de vague et dans une autre des paysages parsemés de temples. La peinture la plus importante et impressionnante est une représentation d'un dragon, réalisé à la période Edo.
J'ai eu beaucoup de mal à poster ces photos, ce qui m'a obligée à les réduire considérablement ... Canalblog est peut être surchargé en ce moment ...
Comme ce sera mon dernier message de l'année, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année !!















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samedi 22 novembre
L'esprit du bambou ...
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Forêt de bambous d'Arashiyama
Le bambou (take en japonais) est indissociable du Japon. Son esthétique, son élégance et son aura expliquent sa popularité, que se soit à l'état naturel ou en tant que matériau.
Les bambous détiennent le record en matière de vitesse de croissance. Si les conditions idéales sont réunies, les chaumes (tiges) de certaines espèces peuvent s'allonger d'un mètre en 24 heures. Ils font partie de la famille des graminées, il s'agit donc d'une herbe géante !
Rien qu'au Japon, on recenserait plus de 600 variétés de bambous. 
Le bambou qui est reconnu pour sa grande résistance (il plie, mais ne rompt pas) est utilisé dans les constructions. La plupart des clôtures et des palissades des jardins japonais sont faites de bambou.
On s'en sert aussicomme tuyau pour conduire l'eau dans les petits bassins où les gens se purifient avant d'entrer dans une maison ou dans un temple.
On se sert également du bambou pour fabriquer divers objets de la vie quotidienne, pour la réalisation de l'ikebana, pour la cérémonie du thé, pour la calligraphie etc ...
Enfin, le bambou est le symbole naturel de la plénitude du néant car il croit autour du vide, ce qui est pour les maîtres zen le centre subtil du développement spirituel.
"Le bambou existe au-dessus et en dessous de son noeud"
Koan Zen
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vendredi 21 novembre
Simplement zen ...
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Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as.
Koan Zen
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samedi 27 septembre
Simplement zen ...
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"Les mots que l'on n'a pas dits sont les fleurs du silence"
Proverbe japonais
dimanche 21 septembre
Le temple zen Ryoan-ji et son célèbre jardin sec ...
Situé à l'ouest de Kyoto, près du Kinkaku-ji (Pavillon d'Or), le Ryoan-ji (temple du Dragon Paisible) est un temple important de la secte zen Rinzai.
Fondé en 1473, il est célèbre pour son jardin de pierre attribué au maître de jardins, Soami. Les édifices de l'enceinte furent la proie des flammes en 1797 puis reconstruits en plus petit.
Ce jardin, un rectangle cerné de murs de la taille d'un court de tennis, se contemple depuis l'engawa (véranda) du temple.
Le kare-sansui (jardin sec) du Ryoan-ji est le plus célèbre au monde et le plus spectaculaire dans sa simplicité et par le jeu intrigant de la disposition des rochers sur la couche de gravier.
Quinze rochers, dressés sur une mer de gravier blanc ratissé, sont disposés par groupes de cinq, de trois et de deux plus ou moins espacés entre eux. La mer de gravier est soigneusement ratissée tous les jour pour y dessiner indéfiniment les mêmes vagues. Le fait qu'on ne puisse voir les quinze rochers en même temps contribuerait à rendre le jardin plus zen.
Ces quinze rochers ont donné lieu à de multiples interprétations : certains chercheurs y voient une tigresse et ses petits, d'autres des dragons, d'autres encore les caractères chinois pour "esprit", etc ...
Source derrière le temple fournissant l'eau pour la cérémonie du thé
Le Ryoan-ji qui se visite essentiellement pour son jardin sec se situe dans un magnifique parc boisé qui vaut bien une balade, au bord de son étang notamment ...




































































































































