Le Japon d'Asiemutée

"Un chemin de mille lieux commence toujours par un premier pas" Lao Tseu Mon premier pas au Japon m'a été fatal ... je suis tombée sous le charme du pays du Soleil Levant, de sa culture, de ses paysages ... et je ne m'en suis pas encore relevée !!

29 septembre 2009

Liberté de Tokyo ... un texte de Claude Lévi-Strauss ...

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Nul besoin de présenter Claude Lévi-Strauss (né en 1908). Peu de gens en revanche connaissent l'amour du grand anthropologue pour le Japon, où il est venu à cinq reprises et qui joue dans sa pensée un rôle discret mais important. Dans un texte rare, d'abord paru en japonais dans la revue Tokyo-jin, il révèle le plaisir et l'intérêt qu'il ressent à s'enfoncer dans les rues de la capitale, la diversité folle de cette ville et de ses habitants et l'extraordinaire sensation de liberté qu'on peut y éprouver.
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"Lors de ma première visite au Japon, en 1977, mas amis, même japonais, m'avaient mis en garde. Que je n'aille surtout pas juger le Japon par Tokyo : ville surpeuplée, anarchique, sans beauté, écrasante par son gigantisme, entièrement reconstruite après les bombardements de 1945, traversée en tous sens par des voies express surélevées qui se croisent dans le vacarme à des niveaux différents ...
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Mes promenades me donnèrent une tout autre impression. La ville, bouillonnante de vie, me parut respirer la jeunesse. Les coloris clairs et variés des bâtiments entretenaient la gaîté. La liberté avec laquelle étaient implantées les maisons et autres édifices me changeait agréablement des rues européennes où les maisons, alignées et soudées les unes aux autres, enferment le passant entre des murailles de pierre. A Tokyo, les constructions, détachées de leurs voisines, diversement orientées; ménageaient d'amusants contrastes de perspective. Même au coeur de la ville, elles proposaient au passant des recoins plus tranquilles, des petits havres de paix ...

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Surtout, je me suis aperçu qu'il suffisait de quitter les grandes artères et de s'enfoncer dans des voies transversales pour que tout change. Très vite, on se perdait dans des dédales de ruelles ou des maisons basses, disposées sans ordre, restituaient une atmosphère provinciale. Le jardinet qui les flanquait pouvait être minuscule : le chois et l'arrangement des plantes n'en témoignaient pas moins le goût et l'ingéniosité des habitants. Ces demeures particulières entourées de végétation logeaient peut-être des gens de condition moyenne : je me faisais la réflexion qu'à Paris, elles eussent représenté un luxe accessible seulement aux plus riches. En parcourant Tokyo, j'étais moins heurté par la brutalité des quartiers d'affaires que charmé de voir coexister ces contrastes urbains. J'admirais et j'enviais cette faculté encore laissée aux habitants d'une des plus grandes villes du monde, sinon même la plus grande, de pouvoir pratiquer des styles de vie si différents."

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Ce texte de Claude Lévi-Strauss, intitulé "Aux habitants de Tokyo" est extrait de l'ouvrage "Le goût de Tokyo". Certes, depuis les années 1970 les conditions économiques ont changé et l'auteur ne serait sans doute plus si optimiste. Pourtant, ces endroits, ces maisons, subsistent ; pour combien de temps encore ?

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26 septembre 2009

Roggongi Hills ... arachnophobes s'abstenir ...

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La tour Mori, située dans le quartier de Roppongi, fait partie de l'immense complexe Roppongi Hills. Outre ses galeries commerciales, le luxueux Virgin Toho cinemas qui possède le plus grand écran du Japon, des restaurants, la Mori Tower est un des lieux les plus fréquentés, notamment pour son musée qui se situe au sommet de la tour (52° étage) et pour sa vue à 360° sur Tokyo.
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La sculpture "Maman", la très freudienne araignée de Louise Bourgeois
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"De l'autre côté de la porte se trouvait l'endroit réservé aux bêtes, où elles passaient la nuit. Comme il y coulait un ruisseau, elles ne manquaient pas d'eau à boire. Au-delà du ruisseau s'étendait à perte de vue une épaisse forêt, jusqu'à l'horizon comme la mer.
Trois tours de guet avaient été édifiées sur la muraille à l'ouest. On pouvait y accéder par des échelles. Un toit tout simple protégeait de la pluie, et les fenêtres treillagées de fer permettaient de voir les animaux en contrebas.
- A part toi, personne ne vient regarder les bêtes, dit le gardien. Bah, c'est normal, tu viens à peine d'arriver, mais quand tu auras vécu quelques temps ici et que tu seras normalisé, tu ne t'intéresseras plus aux bêtes. Comme tous les autres. Sauf la première semaine du printemps, là c'est différent, hein.
Le gardien m'expliqua qu'à la première semaine du printemps les gens montaient aux tours de guet pour voir les bêtes se battre. A cette période-là seulement - précisément cette semaine-là - juste avant la mue et la mise à bas des femelles, les mâles devenaient d'une férocité inimaginable chez de si paisibles animaux et s'écharpaient mutuellement. Et de cette énorme quantité de sang répandue sur la terre naissait un nouvel ordre, une nouvelle vie.
Mais les bêtes d'automne, silencieusement blotties chacune dans son coin, laissaient luire leur long pelage doré dans le soleil couchant. Immobiles comme des statues clouées au sol, le cou tendu, elles attendaient que sombre dans l'océan vert des pommiers le dernier rayon de lumière. Le soleil ne tardait pas à se coucher et, quand leurs corps disparaissaient sous les ténèbres bleutées de la nuit, elles courbaient la tête et fermaient les yeux, laissant retomber à terre leur unique corne blanche.
Ainsi finissaient les journées dans la ville."

La fin des Temps
Haruki MURAKAMI
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15 août 2009

Sur les bords de la rivière Sumida ...

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"La Flamme" - brasserie Asahi - réalisée par Philippe Starck

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Maître Basho

"Le temps passant, il (Basho) voulut quitter la ville, ou du moins son centre. Peut-être l'instruction zen produisait-elle un effet sur son esprit, et sa propre pratique du haïkaï s'approfondissait. Il en avait sans doute assez de ces séances de poésie. Non qu'il eût l'intention de renoncer à son enseignement. Il allait ainsi gagner sa vie jusqu'à la fin. Mais s'il trouvait le moyen de vivre plus chichement, peut-être pourrait-il enseigner moins souvent et d'une manière bien différente. Il était assez connu maintenant pour que les élèves viennent à lui et pour ne plus avoir à répondre au moindre appel de ses clients.

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Il est probable que, vers 1679-1680, il ait parlé de son désir de plus d'isolement et de tranquillité à l'un de ses élèves, Sampu, un marchand de bois. Sampu dit qu'il avait quelque chose qui pourrait lui convenir : une petite cabane à Fukagawa, le quartier où il entreposait son bois, comme tous les marchands de bois d'Edo. Ce n'était qu'un petit logis sur le bord de la Sumida, à l'embouchure du canal à sel d'Onagigawa ...
Basho accepta avec joie. L'un des premiers haïku qu'il écrivit là-bas et qui parlait de sa "petite maison délabrée", comme il l'appelait, fut celui-ci :

xxxxxxxxxxxxxx"Shiba no to ni
xxxxxxxxxxxxxxcha o konoha kaku
xxxxxxxxxxxxxxxarashi kana"
xxxxxxxxxxxxxxx(Il rassemble les feuilles tombées
xxxxxxxxxxxxxxxpour la préparation du thé dans la cabane
xxxxxxxxxxxxxxxle rude vent d'hiver)


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Il n'y avait pas beaucoup de mouettes sur la Sumida, ce matin d'octobre, quand je suis allé visiter l'ermitage de Basho, mais il y en avait une, ce qui fut pour moi l'occasion d'écrire ce petit haïku :


xxxxxxxxxxxxxCe matin-là
xxxxxxxxxxxxxsur les eaux de la Sumida
xxxxxxxxxxxxxune mouette solitaire


Après ma remarque sur le fait qu'au Japon l'essentiel est dans l'esprit, cela ne surprendra personne si je dis que j'ai eu du mal à trouver l'ermitage de Basho.
Aucune indication sur la route, aucun monument à l'emplacement de la maison
On pourrait passer devant sans s'en rendre compte.
Car le site de la petite maison de Basho est maintenant un sanctuaire dédié à Inari, le dieu du riz, qui aime le caillé de soja - ce qui explique pourquoi il y a un morceau de tofu sur le rebord de pierre. Ce n'est que lorsqu'on regarde plus attentivement que l'on voit un rocher sur lequel sont inscrits quatre caractères : Ba shô an ato (Ceci est le site de la maison de Basho).
La maison de Basho n'est pas là.
Où est-elle ?
Dans l'esprit, mais oui, dans l'esprit.
Lui-même parlait de "sa demeure irréelle" ...
Il y a une petite boîte en étain, qui ressemble à une boîte aux lettres, sur le côté du sanctuaire. Dedans, je trouve un cahier d'écolier. C'est le livre d'or.
Je le sors et feuillette les pages :
"Je me suis souvent demandé à quoi ressemblait la maison de Basho. Très petite, je vois. Le véritable esprit de Basho. Comme je suis d'accord."
"Je voulais voir les rives de la Sumida. Et par hasard, je sur tombé sur le Ba shô an. Je suis très content."

Depuis le jour où Basho écrivit ce livre : Oku no hosomichi (La route étroite vers le Nord profond), ce petit site tranquille sur le bord de la Sumida est inséparable de l'idée de routes et de voyage, plus particulièrement en direction du nord."
Kenneth White
Les Cygnes sauvages

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Les bords de la rivière Sumida  - estampes de la collection du musée Guimet

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Deux femmes en barque sur la Sumida passant sous le pont d'Azuma de Liyonaga Torii (1752/1815)

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La rivière Sumida de Shinsa Ryûryûko (vers 1764/1820)

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Crépuscule d'été au bord de la rivière Sumida par Kiyonaga Torii

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Scène printanière au bord de la Sumida par Hokusai Katsushika (1760/1849)

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Clair de lune sur ka rivière Sumida à Edo par Hokusai Katsushika

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La rivière Sumida ; série le Mont Fuji des quatre saisons de Kiyonaga Torii

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Vue de Matsuschi sur la rivière Sumida à Edo de Hokuju Shôtei (vers 1789/1818)

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11 juillet 2009

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil ... Aoyama ...

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En aparté : tu as raison Sylviane de me faire remarquer que tu as eu le temps de faire le tour du quartier, Asakusa en l'occurrence, bien que ce n'en soit qu'une infime partie. Le temps me manque cruellement en ce moment pour animer un peu ce blog et surtout pour vous rendre visite et j'en suis sincèrement désolée. Ceci dit, je vais essayer de me rattraper ...

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et chasser le blues en mettant un peu de bleu sur mes bleus ...

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Pour en revenir au titre de mon message, c'est à Aoyama, un célèbre quartier de Tokyo, que se situe l'histoire du roman d'Haruki Murakami "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil", Aoyama où il a tenu son premier club de jazz.

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Dans ce roman intimiste, empreint de nostalgie, Hajime, le narrateur, se souvient des étapes et des femmes qui ont jalonnées sa vie. Il retrouve, vingt cinq ans après, l'adolescente de douze ans qui lui a fait connaître ses premier émois, Shimamoto-san. Cette dernière ne lui révèle ni sa vie, ni ses relations qui restent mystérieuses aux yeux du narrateur. Hajime, qui semble pourtant avoir tout pour être heureux dans la vie : un métier qu'il aime, une famille, une vie aisée, va être bouleversé par cette rencontre.

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"Désormais il me faudrait tisser des rêves pour quelqu'un d'autre, pas pour moi. C'est ce qui m'était demandé. Je ne savais pas quelle ampleur auraient ces rêves, ces visions. Mais si je devais découvrir un sens quelconque à mon existence, il fallait que je me consacre de toutes mes forces à cette tâche. Peut être ..."

Une très belle histoire d'amour que nous raconte Murakami dans une langue fluide, claire, emplie de sensibilité. Encore un petit bonheur "Murakamien" ...

Force d'attraction ...

"En faisant le bilan de ma vie amoureuse, je me rends compte que les femmes qui m'ont profondément attiré n'étaient pas - à quelques exceptions près - des beautés au sens où on l'entend d'ordinaire. Quand je me promène avec des amis, il arrive que l'un d'eux me fasse remarques : "Dis donc, tu as vu le canon qu'on vient de croiser ?" Mais, chose étrange, même si quelqu'un a attiré mon attention sur elle, je suis incapable de me rappeler à quoi ressemblait la jolie fille en question. Je n'ai jamais été sensible à la beauté des actrices ou des mannequins. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est ainsi. Au début de l'adolescence, pendant cette période où la frontière entre les domaines du rêve et de la réalité est très floue, et où des aspirations diverses exercent un pouvoir extraordinaire sur les êtres, pas une fois je n'ai été séduit par une fille simplement parce qu'elle était jolie.
Mon attirance allait à quelque chose de plus absolu et de plus intérieur qu'une beauté physique quantifiable et mesurable. Tout comme certaines personnes aiment en cachette les orages, les tremblements de terre ou les pannes d'électricité, moi j'aimais les signaux puissants et secrets que le sexe opposé émettait vers moi. Ces signaux, appelons-les "force d'attraction". Que cela nous plaise ou non, cette force a un pouvoir sur les gens, et aspire irrésistiblement deux personnes l'une vers l'autre.
Ou peut-être cette force est-elle comparable à un parfum. Quelle alchimie confère à un parfum un pouvoir de séduction particulier ? Même son créateur serait sans doute incapable de l'expliquer. Cela doit être difficile à analyser scientifiquement. Mais, c'est un fait, certaines combinaisons de senteurs attirent l'autre sexe comme l'odeur des bêtes à la saison du rut. Une senteur donnée aura peut-être un fort attrait pour cinquante personnes sur cent. Une autre plaira aux cinquante personnes restantes. Il existe aussi dans le monde des effluves qui attirent violemment une ou deux personnes sur cent seulement. Cette odeur particulière, je savais la reconnaître d'instinct. Je savais qu'elle m'était fatale. Je pouvais la sentir de très loin. J'avais envie de m'approcher des femmes enveloppées de ce parfum et de leur dire : "Eh, vous savez, moi je comprend. Les autres ne comprennent peut-être pas, mais moi, si."

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En sortant de la gare d'Harajuku, il suffit de suivre la célèbre avenue Omotesando pour rejoindre le quartier d'Aoyama. La balade est aussi agréable en partant de la gare de Shibuya.

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C'est aussi à Aoyama que l'on trouve les plus célèbres couturiers et stylistes installés dans de remarquables bâtiments à taille humaine - ce qui n'est pas toujours le cas à Tokyo - de quoi ravir les amoureux d'architecture et les fashion-victimes, ou les simples amateurs, comme moi ...

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Sans doute l'un des bâtiments les plus spectaculaires et l'un des mieux réussis d'Aoyama, avec ses losanges  de verre convexes : l'immeuble Prada conçu par les architectes Herzog & de Meuron. Il paraît qu'il est encore plus impressionnant de nuit, ce dont je ne doute absolument pas ...

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06 juin 2009

Tokyo towaaa ... comme ils disent ...

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"En quittant ma chambre d'hôtel
ici à Tokyo
voici les quatre trucs que je vérifie à chaque fois :
que j'ai mon passeport
mon carnet
mon stylo
et mon dictionnaire anglais-japonais.
Quant au reste de la vie, c'est une complète énigme."
Tokyo, le 26 mai 1976

Richard Brautigan "Journal Japonais"

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07 avril 2009

Les 24 temples du Daitoku-ji à Kyoto ... où il est question du Maître de Thé, Sen No Rikyû ...

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"J'ai pu louer - un coup de chance - un bâtiment dans l'immense enceinte du temple bouddhique du Daitoku-ji.
Littéralement traduite, notre adresse donne "Pavillon de l'Auspicieux Nuage, temple de la Grande Vertu, quartier de la Prairie Pourpre, secteur nord, Kyoto."

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Ce n'est malheureusement pas ma future adresse à Kyôto, mais celle où Nicolas Bouvier résida, ainsi qu'il le raconte dans "Chronique japonaise".

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Situé dans la partie nord de la ville de Kyoto, le Daitoku-ji, ensemble de temples zen, ne compte pas moins de 24 temples secondaires. Tous ne se visitent pas, mais on peut flâner le long des allées pavées et bordées d'immenses pins. Une balade zen, si on excepte, en été, le chant des assourdissant des cigales ... les provençales (les cigales, bien sûr ...) sont aphones comparées aux japonaises !!

Je ne manque pas, à chaque séjour à Kyoto, de consacrer au moins une demi-journée au Daitoku-ji, qu'il fasse beau ou qu'il pleuve, je ne résiste pas au charme des lieux.

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Dès que l'on pénètre dans l'enceinte, il y a un petit abri où du thé chaud attend en permanence le visiteur.

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Caché dans un jardin de thé, derrière un des temples, se trouve également un restaurant traditionnel où l'on peut déguster une délicieuse cuisine végétarienne.

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Le Ryogen-in, fondé en 1502 et entouré de quatre jardins différents (dont j'ai déjà parlé ICI)

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Le Daisen-in, un des temples secondaires du Daitoku-ji les plus célèbres. Il était malheureusement interdit de prendre des photos des peintures et des magnifiques jardins intérieurs. Disons que j'ai un peu bravé l'interdiction ...

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Le Koto-in et son roji (jardin de thé), le temple le plus visité à l'automne pour ses bosquets d'érables

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L'histoire du Daitoku-ji est liée de très près à celle de Sen No Rikyû - Le Maître de Thé - qui y suivit notamment ses entrainements zen, et y est enterré après s'être suicidé pour une sombre histoire qui a certainement un lien avec le Daitoku-ji.

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Au cours du XVIème siècle, la cérémonie de thé se transforme en un art sophistiqué accompli par des Maîtres de Thé dont Sen No Rikyû.
Refusant l'ostentation pour chercher le raffinement dans la simplicité, Rikyû devient le plus grand maître de la cérémonie du thé.
Les goûts du gouverneur militaire Toyotomi Hideyoshi étant tout à fait ostentatoires, Rikyû perd sa faveur et doit de suicider par seppuku en 1591.
Les véritables raisons demeurent inconnues.
Certains pensent qu'il avait fait partie d'un complot visant à empoisonner Hideyoshi pendant une cérémonie de thé ; d'autres estiment qu'il avait blessé son orgueil en installant sa propre statue au sommet de la porte (San mon) du temple de Daitoku - il était impensable pour un gouverneur de passer au-dessous de l'effigie d'un vassal.
Autre explication plus plausible : le gouverneur s'intéressait à la fille de Rikyû et voulut l'intégrer à son harem, s'exposant au refus du Maître de Thé ... il semblerait que l'enquête ne soit pas close ...
Pour parler un peu de la cérémonie de thé, Rikyû fut le pionnier dans l'utilisation des bols à thé Raku et avait une préférence pour les objets sobres (wabi) et rustiques du Japon, plutôt que les objets chinois très chers qui étaient à la mode à cette époque. Il a aussi développé e nombreux instruments pour la cérémonie du thé, incluant des vases à fleurs, des boules à thé et des reposes couvercles en bambou, et utilisa aussi des objets de tous les jours, souvent de nouvelle façon.
Bien qu'il ne fut pas l'inventeur de la philosophie de wabi-sabi, qui trouve la beauté dans la simplicité, Rikyû est parmi eux qui sont principalement responsables pour l'avoir popularisé et incorporé à la cérémonie du thé.

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Selon Rikyû, il y a quatre qualités fondamentales qui doivent être illustrées dans une cérémonie de thé :
- harmonie,
- respect,
- pureté,
- tranquillité

Rikyû enseignait de nombreuses choses à propos de la cérémonie du thé. Deux de ses paroles les plus connues sont :

"Bien que de nombreuses personnes boivent du thé,
Si tu ne connais pas la voie du thé,
C'est le thé qui te boira."

"La voie du thé n'est rien que cela : tout d'abord tu fais bouillir de l'eau, ensuite tu fais le thé, et tu le bois."

Le sens de l'esthétisme de Rikyû influença aussi le design. Il popularisa l'utilisation de petites lanternes en pierre comme ornement de jardin.

Je vous recommande l'excellent roman de Yasushi Inoué "Le Maître de Thé"

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Note des traducteurs

"La Voie du Thé n'avait à l'origine qu'un but : déguster le plus délicieux thé possible. Peu à peu, elle s'éloigne de la simple gourmandise et s'oriente vers la recherche d'une manière de préparer et servir le thé : un rituel dont, au XVè siècle, les formes sont définitivement fixées par les Maîtres Jukô et Jyôô (Shôô dans le roman). Imprégnée d'esprit zen, la cérémonie s'organise selon les principes d'austérité et de dépouillement de cette religion.
C'est après cette période fondatrice que Rikyû (1522-1591) entre en scène : il s'efforce d'appliquer ce style "simple et sain" non seulement à la préparation du thé mais à toutes les composantes de la cérémonie, c'est-à-dire à la salle, au décor, aux ustensiles (d'où les longues énumérations des noms dont les Maîtres baptisent leurs plus précieuses céramiques). Il tentera avec plus ou moins de bonheur (il vit en des temps de conflits terribles) de relier la Voie du Thé à celle des guerriers samouraï.
Les personnages de ce roman, y compris le narrateur, ont réellement existé, mais Honkakubô n'à laissé aucun cahier. Tous ses entretiens sont donc une invention de l'auteur."

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01 avril 2009

Le chant du rossignol au château de Nijô à Kyôto ...

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La période de Momoyama fut une époque de batailles incessantes pour l'unification du Japon livrée par de célèbres chefs de guerre. Mais ce fut aussi l'époque des fortifications et des imposants (châteaux fortifiés) érigés pour leur défense par les daimyô (seigneurs féodaux) locaux et les généraux qui devaient désormais combattre avec les armes à feu venues d'occident. L'un des rares châteaux encore visibles aujourd'hui - beaucoup ont été détruits par les guerres successives - est celui de Nijô à Kyôto, commencé en 1569 et achevé au début de XVIIème siècle par Tokugawa Ieyasu. Il constitue l'exemple typique du hirajirô (château résidentiel de plaine), édifié non pas sur une hauteur mais sur un terrain plat et entouré de murailles et d'un fossé.


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Le portail d'entrée Kara-mon (porte chinoise) est le plus important. C'est par celui-ci qu'on franchit les murailles du château. Cette entrée fastueuse donne accès aux pavillons et au très vaste jardin qui comprend des petits lacs et des cours d'eau.


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Ce portail est bâti en bois, peint de couleurs vives et orné de lourds éléments décoratifs en métal, richement sculptés et recouverts d'or. Le toit est de forme convexe dans sa partie centrale, et ses deux extrémités sont recourbées vers le haut. Le dessus de la porte est orné d'une frise sculptée d'oiseaux en vol, de paons et de fleurs volubiles délicates.


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L'architecture des corridors présente une singularité : ses planchers "rossignol". En effet, lorsque l'on marche sur les planchers de bois, ils émettent un bruissement semblable au chant du rossignol, qui servait à avertir de la présence d'intrus et à alerter en cas d'attaque surprise. Il est malheureusement interdit de les photographier, ainsi que l'intérieur du bâtiment, dont les murs et les plafonds sont richement décorés dans le style de l'école Kanô. La décoration intérieure fut l'une des plus importantes commandes passées à Kanô Tan'yî par le shogun Tokugawa Ieyasu. Sur fond d'or, sont peints avec une riche palette toutes sortes de motifs.
J'ai tout de même trouvé quelques photos sur internet, de piètre qualité malheureusement, mais la visite était vraiment fabuleuse.


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Cerisiers en fleurs sur des panneaux coulissants


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Pins gigantesques et hérons sauvages dans un décor hivernal


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Dans la première grande chambre, des daimyo (seigneurs féodaux) de cire présentent leurs respects au shogun sous son dais.


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Le site comprend un élégant jardin paysager avec étang et s'étend sur l'un des plus beaux parcs municipaux de Kyôto. Ce jardin est célèbre pour la richesse et la variété de ses rochers.


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12 mars 2009

Nagasaki ... du pont aux lunettes (Megane-bashi) au temple Kofukuji ...

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La Nakashima-gawa est une rivière pittoresque enjambée de nombreux ponts, le long de la Teramachi dori, la rue des temples.


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"L'été approchant, les jours rallongeaient petit à petit. Nous repoussions le moment de rentrer à la maison après l'école en faisant de longs détours jusqu'à ce que la nuit commence à tomber. Une fraîche odeur de jeune verdure flottait dans l'air. Nous aimions remonter la rivière par la berge, en partant du temple où nous nous donnions toujours rendez-vous. Le lit était à sec par endroits, laissant se propager des herbes sauvages. Des petits poissons dans les flaques faisaient des bonds à la surface de l'eau. Les crapauds se mettaient à coasser dans le crépuscule. Nous nous embrassions furtivement lorsqu'il n'y avait personne alentour. Rien ne nous plaisait tant que d'échanger des baisers à la dérobée. C'était comme si nous nous donnions le luxe de ne croquer que la meilleure part des fruits que le monde nous offrait."

Kyoichi Katayama
"Un cri d'amour au centre du monde"


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Le fameux Megane-bashi (pont aux lunettes) est le plus ancien des ponts de Nagasaki - et le plus célèbre - qui enjambe la Nakashima-gawa. Fondé par un moine zen du Kokufuji en 1634, il est appelé ainsi car le reflet de ses deux arches forme deux cercles ressemblant à des lunettes.


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Le Kofukuji est un des plus anciens temples bouddhistes zen de Nagasaki d'influence chinoise. Baptisé également temple de Nankin, il fut fondé en 1623 par un moine chinois. Tout comme le Megane-bashi, le Kofukuji n'a pas été touché par la bombe atomique qui détruisit une partie de la ville.


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Comme dans tous les temples et sanctuaires on retrouve les ema (plaquettes votives) et les omikuyi déposés par les fidèles.
Les omikuyi sont des bandes de papier qui dévoilent un oracle de bonne ou de mauvaise fortune. Si il est bon, l'omikuyi devient un talisman à conserver. Si il est fâcheux, la bandelette doit être fixée sur un arbre ou un support afin que les kami (dieux shinto) conjurent la prédiction.


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"Rien qui ne m'appartienne
sinon la paix du coeur
et la fraîcheur de l'air"


Haïku de Kobayashi Issa
(Anthologie du poème court japonais - Poésie/Gallimard)


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31 janvier 2009

Le Pavillon d'Or ... un roman de Yukio Mishima

ecxx

A ceux et celles qui se sont inquiétés, je suis désolée pour mon silence ... je vais bien ... je dirais que j'étais simplement déconnectée ...

Mille mercis pour vos messages !

Dans les tout premiers jours de juillet 1950, le Japon consterné apprenait qu'un incendie criminel venait d'anéantir l'un des plus célèbres trésors nationaux, Le Pavillon d'Or (Kinkaku-ji) à Kyoto.

Le journal Asahi du 3 juillet 1950 relate l'incendie et l'arrestation du coupable : "un bonze novice de 21 ans, Hayashi Shôken, originaire de la préfecture de Fukui, étudiant de la section de chinois à l'université Otani. On l'a, précise le journal, rerouvé malade sur la colline Samonji, derrière le temple. A la clinique, il a confié avoir voulu disparaître avec le Pavillon d'Or ..."

Yukio Mishima relate l'histoire de ce jeune bonze et de sa passion pour le Pavillon d'Or et sa beauté qui le conduira à son anéantissement.


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L'auteur est né à Tokyo en 1925. Son oeuvre littéraire est diverse et abondante : essais, théâtre, romans, nouvelles, récits de voyages ... Il a écrit aussi bien des romans populaires qui paraissent dans la presse à grand tirage que des oeuvres littéraires raffinées et a joué et mis en scène un film qui préfigure sa propre mort.
Il a obtenu les trois grands prix littéraires du Japon. En novembre 1970 il s'est donné la mort d'une façon spectaculaire, au cours d'un seppuku, au terme d'une tentative politique désespérée qui a frappé l'imagination du monde entier.

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Mishima fut un grand admirateur de la tradition japonaise classique et des vertus des samouraïs. Dans ses oeuvres, il a souvent dénoncé les excès du modernisme et donné une description pessimiste de l'humanité.

Extrait

"Le Pavillon d'Or, que je revoyais après plusieurs mois, reposait sereinement dans la lumière de l'été finissant.
J'avais le crâne tout frais rasé de mon entrée en sacerdoce et j'éprouvais la sensation que l'air collait étroitement à ma tête - la périlleuse sensation que toutes les idées nichées dans ma cervelle entraient en contact avec les phénomènes extérieurs par cette seule et mince épaisseur de peau, hypersensible et si vulnérable !
Quand je levais la tête vers le Pavillon d'Or, ce n'est pas seulement par les yeux qu'il pénétrait en moi, mais aussi, semblait-il, par le crâne. De la même façon qu'en plein soleil ce crâne devenait brûlant, ou était instantanément rafraîchi par la brise du soir.
Pavillon d'Or ! Je suis enfin venu près de toi ! murmurais-je en moi-même, m'interrompant de balayer l'allée. Je ne dis pas tout de suite, mais un jour, fais-moi un signe d'amitié, je t'en prie ; révèle-moi ton secret. Ta beauté, il ne tient qu'à un seul fil qu'elle ne m'apparaisse, je le sens, et pourtant elle m'échappe encore.
Plus que celui dont je garde en moi l'image, c'est le vrai Pavillon d'Or que je te prie de me laisser découvrir dans toute sa beauté. S'il est vrai que sur terre rien ne peut t'être comparé, dis-moi pourquoi tu es si beau, pourquoi tu ne peux faire autrement que de l'être."

Reconstruit à l'identique (l'original datait de 1398), le Pavillon d'Or, le Kinkaku-ji, se reflète à nouveau dans les eaux calmes de sa pièce d'eau, plus doré et plus clinquant que l'ancien, en attendant la patine du temps ...

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Photos prises au Kinkaku-ji lors de mon premier voyage au Japon, un jour de pluie, en juillet 2006

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20 janvier 2009

Le château d'Okayama ... où il est question des samouraïs ...

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Vue depuis le célèbre jardin Koraku-en. Le château est un "paysage emprunté" qui fait partie de la composition de l'ensemble, procédé classique de création des jardins japonais

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Surnommé le "château des corbeaux" en raison de ses murs noirs, Okyama Castle fut détruit au cours de la seconde guerre mondiale ; l'extérieur, datant du XVIème siècle, fut fidèlement reconstruit en 1966.


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Les samouraïs

Les samouraïs ou bushi apparurent au IXème siècle, lorsque la cour impériale de Kyoto délégua la surveillance et la défense de ses possessions éloignées à des connétables et à des fermiers-combattants locaux.
Affiliés aux daimyo (seigneurs d'ascendance noble), ils constituèrent leurs propres clans héréditaires qui devinrent plus puissants que l'empereur.
De leurs rangs émergèrent les shogunats (dictatures militaires) qui détinrent le pouvoir du XIIème au XIXème siècle.
Le bushido (voie du guerrier), code strict de loyauté inspiré en grande partie par le bouddhisme zen, incluait un rituel de suicide, le seppuku, destiné à sauver l'honneur.

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Peinture de Tsukioka Yoshitoshi (1848 - 1892)

Le seppuku (hara-kiri) était un rituel de suicide d'honneur au cours duquel le samouraï s'éventrait lui-même devant témoins.


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Posté par asiemutee à 21:50 - Okayama - Commentaires [27] - Permalien [#]
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