27 octobre 2009
Arashiyama ... dernier jour ... derniere photo ...
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A propos du voyage : on peut tres bien retourner quelque part et, contre toute attente, se rencontrer soi-meme, s attardant encore la depuis la derniere fois.
Helen Bevington
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Je ne connais pas Helen Bevington, mais etrangement, on dirait qu elle ne connait bien, elle ... Je n ai malheureusement pas le don d ubiquite, mais j ai l impression de ne jamais le quitter, le Japon ...
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Je suis heureuse d avoir partage ces quelques jours avec vous, merci de vos visites et a tres bientot !
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Sayonara ...
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26 octobre 2009
Nishijin, le quartier des tisserands, cher a Yasunari Kawabata ...
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Ce ne sont pas quelques gouttes de pluie (dans le matinee seulement ...) qui m ont empechee de me rendre dans ce quartier ou residait Chieko, personnage central du roman de Kawabata, Kyoto, roman qui aura ete un guide precieux pendant ce sejour a Kyoto, qui se termine bientot d ailleurs ...
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Les maisons de marchands de Nakagyo furent detruites en grande partie par des incendies, juste avant l avenement de Meiji. Le magasin de Takichiro n y avait pas echappe.
Meme si subsistent de vieux magasins dans le style de la capitale, avec leurs claires-voies brun ocre et, au premier etage, leurs fenetres au treillis serre, ils n ont pas en realite une centaine d annees. On dit, il est vrai, que la reserve en dur qui est au fond de la maison de Takichiro ne succomba pas aux flammes.
Si son magasin n avait pour ainsi dire pas ete refait au gout du jour, cela tenait sans doute au caractere de son proprietaire - mais n etait-ce pas plutot a cause de son peu de succes en affaires ? ...
Yasunari Kawabata
Kyoto
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C est a Nishijin que l on tisse encore le brocart utilise pour les kimonos et leurs ceintures ornementales (obi) ... du grand art !
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Merci de votre visite !
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Dewa mata ...
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24 octobre 2009
Visite nostalgique a Gion et Higashiyama ...
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Aujourd hui j ai pense plus particulierement a Tanii ...
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Les geisha que l on rencontre dans la journee a Higashiyama ...
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n ont rien a voir avec les geisha, ou plutot les geiko de Gion ... je vous expliquerai pourquoi !
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Merci de votre visite !
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Dewa mata !
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23 octobre 2009
Aujourd hui ... zen ...
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ou plutot zenitude ... puisque ce mot est entre dans le Robert ...
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La lumiere de apres-midi eclaire les bambous, les fontaines babillent delicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire.
Revons de l ephemere et laissons-nous errer dans la belle folie des choses.
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Okakura Kakuzo
Le livre du the
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Merci de votre visite !
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Dewa mata ...
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22 octobre 2009
Le Jidai matsuri festival ... la fete historique de Kyoto ...
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Chaque annee, le 22 octobre, se deroule le Jidai Matsuri, un defile representant les periodes historiques majeures de Kyoto, l ancienne capitale, de l ere Heian (794-1185) a l ere Meiji (1868-1912). Par chance, cette annee, j y etais ...
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Merci de votre visite !
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Dewa mata ...
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21 octobre 2009
Escapade a Tomo No Ura ... le village de Ponyo sur la falaise
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Il fait toujours tres beau et chaud, aussi c etait une journee ideale pour visiter le village de pecheurs de Tomo No Ura, a quelques 350 km de Kyoto (1 heure 30 de Shinkansen).
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Hayao Miyazaki s est inspire de ce village pour son fim d animation Ponyo sur la falaise.
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Merci de votre visite !
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Dewa mata ...
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20 octobre 2009
Aujourd hui, promenade dans le jardin de la villa imperiale Katsura ...
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L automne est le printemps de l hiver
Henri de Toulouse-Lautrec
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Merci de votre visite !
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Dewa Mata ...
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19 octobre 2009
Automne tardif a Kyoto ...
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Ici, a Kyoto, c est l ete indien (pas comme sur la Cote d Azur ...) si ce n etaient les fruits du ginko qui commencent a etre murs et degagent une odeur pas tres appetissante, on ne se croirait pas a la mi-octobre. Meme les cigales donnent de la voix, aussi ce n est pas demain que je vais pouvoir profiter du Momiji, a part sur les bonsais, les feuilles d erables ne sont pas encore decidees a rougir ! Il va falloir que je prenne de l altitude ...
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Par contre, les nympheas jouent les prolongations ...
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tout comme les passiflores ...
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et les roses du jardin botanique !
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Alors, autant profiter d un pique-nique au bord de la riviere au sanctuaire Shimogamo ...
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et de la douce lumiere d une fin de journee sur les berges de la Kamo gawa ...
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Par contre, les fleurs chrysanthemes, symbole de la famille imperiale, ne se jouent pas des saisons ...
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Un haiku assez insolite de Matsuo Basho ...
Apres les chrysanthemes,
hors le navet long
il n y a rien

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J exagere un peu, ce ne sont pas des couleurs d automne la ?
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Merci de votre visite !
Desolee pour les accents, mais j ai un portable avec un clavier qwerty ...
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Dewa mata !
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08 octobre 2009
Petite pause automnale ...
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le temps d'un lointain voyage ...
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"Vent d'automne colore les feuilles
est-ce lui qui a posé sur ma tête
le premier cheveu blanc"
Sôseki
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"L'automne s'en va coule le temps
seuls demeurent
les nuages"
Sôseki
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"Quand on dépose une chose
une ombre d'automne
naît là"
Kyoshi
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"Sentiers : chrysanthèmes
érables rougissant
à gauche à droite"
Shiki
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"Les hommes meurent
les hommes vivent
passent les oies sauvages"
Sôseki
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"Soir d'automne
un corbeau passe
sans un cri"
Kishû
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"Vent d'automne
voyageur dans ce monde flottant
j'ignore où tu vas"
Shiki
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Merci de votre visite et à bientôt !
Dewa mata !
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24 avril 2009
Petite pause ... le temps de quelques lontaines vacances ...
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ailleurs ... là-bas ...
City Glow de Chiho Aoshima
Quelques mots sur Chiho Aoshima, qui illustre ma nouvelle bannière par ailleurs ..
Chiho Aoshima est une jeune artiste japonaise née à Tokyo en 1974. Elève de Takashi Murakami, elle fait partie de la Kaikai Kiki Co Ldt, sorte de factory créée par ce dernier.
Née dans l'univers des mangas et des nouvelles technologies, Chiho Aoshima, comme ses condisciples, associe l'iconographie traditionnelle japonaise à celle de la société contemporaine, créant ainsi un monde de contradiction coloré où la science fiction et les mangas peuvent notamment devenir prétexte à une réflexion écologique ...
Je trouve que son oeuvre illustre bien le texte de l'auteure ci-dessous ...

"Je me perds dans Tokyo, pachydermique, pléthorique et magique, bric-à-brac de tours dont l'arrogance n'a rien à envier à celle des funestes jumelles new-yorkaises, d'artères encombrées, de paisibles ruelles fleuries, de restaurants, de bars à bière ou à saké que servent des mutants aux cheveux verts ou violets, de Lawson et de Strabucks Coffee. Tokyo où les invités à dîner s'eclipsent le repas à peine avalé, à cause de l'interminable trajet qui les attend. Où pour vous conduire, les chauffeurs de taxi demandent le plan du quartier où vous voulez vous rendre. Des cortèges de vieilles dames prennent le petit déjeuner au "Saint Germain" tandis que des enfants-moineaux (frêles, si frêles!) coiffés de bobs assortis à leurs uniformes sautillent vers leur école sans prendre la peine de me regarder. Ils en voient d'autres dans leurs dessins animés télévisés ! Sur les façades, à hauteur de ciel, les affiches au néon vociférant dans leur langue, somptueuse et hermétique, vous aveuglent de leurs cris sitôt la tombée du soleil.
Pourtant, on me tendrait un fil d'Ariane pour me retrouver dans ce labyrinthe que je ne le saisirais pas. Au bout de quelques jours, le touriste le plus obtus arrive à balbutier "arigato", "domo", "konichiwa", "sumimasen". Il commence à manier maladroitement des baguettes, à faire des courbettes et ainsi, à coups de gestes futiles, il se berce de l'illusion qu'il signifie à ceux qui l'entourent qu'il est dans leur camp. Il tient à leur prouver qu'il renie Pierre Loti (et ses pareils) qui évrivait dans Madame Chrysanthème (1887) : "Comme nous sommes loin de ce peuple japonais, comme nous sommes de race dissemblable!" ...
Si je ne veux rien comprendre à Tokyo, c'est que protégée par cette bienheureuse opacité, tel un foetus au fin fond d'un utérus, je peux enfin me fermer à tous les bruits. Toujours, en tous lieux, ma quête de moi-même a été parasitée, empêchée par le problème identitaire. Jamais, je n'ai eu le loisir de me poser ces questions autrement complexes. Quel genre de personne suis-je exactement ? Ai-je bon coeur ? Suis-je timide ? Ou sauvage ? Ou arrogante ? Pourquoi est-ce que j'aime tant la musique triste, les requiems, le Stabat Mater de Vivaldi ? Pourquoi n'ai-je jamais écrit de poésie ? Même à seize ans ? Ai-je pu survivre, intacte, à mon enfance ?
Ô, délices de l'introspection ! Dans cet environnement qui ne m'offre pas de repères, je peux plonger et replonger dans mes eaux intérieures comme un scaphandrier néophyte."
Extrait de "Le monde à l'envers ou l'Empire des signes revisité" de l'écrivaine guadeloupéenne Maryse CONDE
Oups, j'allais oublier. Je vous confie mes carpes koï ... si vous voulez bien les nourrir ...

en contrepartie, vous invite dans un restaurant à sushi ...
Jaa mata ne, ki o tsukete ... à très bientôt, prenez bien soin de vous ... et de mes koï ;o))

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